La chronique qui pchiiiiit

Toute ressemblance avec moi-même serait complètement fortuite. Pareil pour le prof à grosses cuisses dont il est question ici bas. Pas la peine de faire une crise, Doudou.

Une fois par semaine, je pratique un sport assez spécial qui consiste à pédaler dans l’eau tel un rat de laboratoire sur des musiques de jeunes. Oui, je sais, c’est pas glam, c’est à l’intérieur, c’est pas très nature, c’est sooooooo 2013, mais c’est pratique, ça défoule et ça ne nécessite pas de cerveau.
Je disais donc qu’une fois par semaine je me rends à la piscine pour pratiquer un sport dispensé par des profs divers et variés, plus ou moins pédagogues, plus ou moins motivés.

Plus ou moins bien tanqués. Et le lundi, c’est Cuissot de Folie.

Oui, parce que vu qu’on est dans les confidences, sache qu’il parait que mon truc, c’est les grosses cuisses. Mais énormes, hein, genre cuissot de rugby (sans les oreilles niaquées merci bien).
Donc, Cuissot de Folie (pour ne pas l’appeler Jeremy par son prénom, question d’anonymat) nous fait monter en température tous les lundis.

Et là, je dois vous dire que la température est montée bien bien haut. Hum.

Comme d’habitude je suis arrivée, je me suis changée et j’ai traversé toute la piscine en bombant le torse et en marchant avec précaution (quand on est un boulet averti, on marche avec délicatesse pour éviter le vautrage et la réa qui va avec devant le grand bassin rempli de footeux qui viennent parfaire leur endurance), le sac de sport qui cache les fesses (je ne fais pas du sport que pour mon bien-être, soyons franche).
Le cours a commencé : échauffement, petites blagounettes de Cuissot de Folie, premiers essoufflements. Premières rasades d’eau aussi.
Au bout de deux minutes, je sens la mort arriver dans la piscine, elle va s’approcher de moi petit à petit et m’attaquera par surprise en pleine vitesse 4, en faisant éclater mon coeur en mille morceaux. C’est le scénario que je déroule tous les lundis à la même heure.
En plein délire intérieur, alors que je continue à me dandiner sur mon vélo au rythme de Shakira, voilà mon Cuissot de Folie qui me jette quelques regards en biais…Un petit sourire au coin des lèvres. D’abord surprise, je me tourne, pour vérifier qu’il est bien en train de regarder la poulette qui est derrière moi (et qui elle vient juste au cours pour nous montrer comme son postérieur n’a pas besoin de venir, lui).

Mais non, c’est moi que Cuissot de Folie dévisage.

Le cours continue, je me redresse. Sois fière, t’as une touche.
Et les petits regards amusés continuent. Un petit air que je qualifierais de … complice, voui, voilà, je dirais ça, d’affiche sur le joli minois de Cuissot. Un sourire amusé, il nous encourage : « Voilà, c’est ça, plein d’intensité, plein d’explosivité ce soir ». En prononçant ces paroles, il ne ma lâche pas du regard.

OUH LÀLÀLÀLÀ, CHALEUR !

Frétillante et trémoussante, je mets du coeur à l’ouvrage. Tu vas voir moi de l’explosivité je vais t’en donner mon vilain. La température monte, et ce n’est pas seulement dû à l’effort physique.
Je pense à la douche après le cours. Et si Cuissot passait dans les douches? Et si…

La fin du cours approche, c’est l’heure des étirements. Cuissot nous met des musiques langoureuses pour nous détendre après l’effort.
Et puis, c’est la fin du cours. Un dernier regard complice et amusé. Un « Bonne soirée » grave, accompagné d’un clin d’oeil coquin. Décidément, ce Cuissot est bien entreprenant.

Je me douche, je me dirige vers le vestiaire où je m’habille, à la va vite.

Ce n’est qu’en sortant que la réalité me rattrape.

Au moment où mon regard croise le miroir. Et que je me vois, panda grossier qui a oublié de se démaquiller avant sa séance de sport. Affublé d’un pantalon de survêt’ en pilou pilou.

Avec une toile d’araignée en bas de la jambe. Oui, une toile. Non, ne me demande pas ce qu’elle foutait là celle-ci, elle était là et puis c’est tout.

Il a bien du se marrer, Cuissot, quand il a raconté sa soirée à sa femme.

Publicités

9 réflexions sur “La chronique qui pchiiiiit

  1. Un détail me chiffonne. La toile d’araignée. Tu ne l’avais pas dans le bassin ? ( ou alors je n’ai pas compris le genre de sport que tu pratiquais 😉 )
    Par contre, oui le cote panda devait visuellement faire son effet !
    Ja raconterai un jour mes déboires sportifs du vendredi 😉

    J'aime

  2. Pingback: Le retour du Projet Blair Witch | La chronique qui pique

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s