50 nuances de cucu

Il y a peu, une polémique, intense, profonde et d’une importance ô combien capitale, a déchiré les réseaux sociaux. Il nous fallait départager ceux qui avaient adoré 50 nuances de Grey, le film, ceux qui le conchiaient, ceux à qui on avait imposé le fait d’aller le voir, ceux qui étaient déçus parce que visiblement ce n’était pas si cochon que ça, et ceux (dont je fais partie, je l’avoue), qui s’en tapent le coquillard à s’en rompre les vertèbres.

J’ai donc suivi vos discussions à base de « je suis même pas choquée on voit pas son cli….BIIIIP » (je censure histoire de ne pas me retrouver avec toute la pornosphère tombée ici par une malencontrueuse recherche), de « c’est vraiment une daube », de « c’est génial, et machin truc, j’en ferais bien mon 4 heures, miam », et de « oui, c’est comme d’habitude, l’adaptation cinématographique n’est pas à la hauteur, blablabla. ».
Je tiens à préciser qu’à ce stade de la conversation, je n’ai pas non plus lu le livre, ce qui, cher lecteur, est une information de la plus haute importance pour le sujet hautement intellectuel dont il est question ici-bas.

CAR, cher lecteur, (oui, j’aime bien, « cher lecteur », aujourd’hui, c’est l’expression du jour), quelqu’un parmi vous, que je n’oserais citer (en vrai je m’en souviens pas), a décrété que même si le film n’est pas très intéressant car on n’aurait même pas un bout de teubi (spéciale dédicace à Zone interdite de je ne sais plus quelle année sur les enterrements de vie de jeune fille où une future mariée voulait voir la « teubi » de son chipendale), la BO du film était en revanche à se taper le cul par terre (à s’en rompre les vertèbres également).

Je te propose donc, cher lectrice (oui, tiens, pourquoi pas ), un billet musical. Car je me suis procurée la BO à la médiathèque de ma ville, et elle passe en boucle dans ma voiture, où j’ai donc pu laisser libre court à mon imagination. Et je te propose, lectrice, lecteur, un petit jeu.

Je vais te faire partager mon scénario du film, celui qui me vient, comme ça, quand je conduis, au gré des morceaux (c’est là que tu vas vraiment prendre conscience de mon état mental) et toi, si tu as vu le film ou lu le livre (ou que tu t’en tapes le coquillard et que t’as envie d’inventer), valide ou invalide mon scenar. Je tiens à préciser que je n’ai pas mis les liens youtube pour éviter de nous induire en erreur. Il te faut donc cliquer sur le numéro du morceau pour écouter celui qui correspond dans la fenêtre Amazon.

C’est tipar :

POUR LES PERSONNES PORTEUSES DE HANDICAP TECHNIQUE, CLIQUE SUR LE LIEN POUR VOIR LES MUSIQUES, MERCI.

1. I put a spell on you : l’héroïne se promène dans la rue, avec une micro jupe. Le héros la chouffe avec un regard carnassier. Il se dit « Toi, tu vas devenir mon jouet. Tu vas dérouiller sévère ». Elle se retourne avec sa frange (j’ai vu sur la pochette du CD qu’elle a une frange et les cheveux longs) et secoue ses cheveux façon LAREOL. Un demi sourire au coin des lèvres. Ambiance degrés farenheit.

2. Undiscovered : Elle fait un footing à Central Park. Cet homme lui trotte dans la tête, il l’obsède. Comment va-t-elle faire ? Elle avait prévu de rester vierge jusqu’à 23 ans et demi. Et elle en a 22. Elle ne tiendra pas un an et demi.

3. Earned it : Première scène cucu. Bon, je te laisse imaginer, hein, je suis pas forte en scenar cucu.

4. Meet me in the middle : Suite du scenar cucu. Un peu d’aide pour que tu puisses imaginer : le titre, traduit, signifie « rencontre-moi au milieu ». Hum. Bon, je te laisse.

5. Love me like you do : Elle prend le train, elle réfléchit. Elle a besoin de prendre de la distance, cette relation prend une tournure qui fait fi de ses bonnes manières.

6. Haunted : Là, ils se disputent. Cette relation est trop passionnée. Trop de cuir et de cravates. C’est mal.

7. Salted Wound : Elle pleure. Elle s’agenouille par terre, dans son appartement, dans la pénombre. Vue splendide de New-York by night. (quoi, c’est bien à NY, non? Bah, Belgrad si tu préfères, je veux vexer personne, moi, hein).

8. Best of burden : Là, chacun pense à l’autre, aux souvenirs qu’ils ont en commun. Genre plaquage sur la plage déserte et butinage de bouches.

9. I’m on fire : Là c’est lui qui chiale. Enfin, pas vraiment, mais il a les boulasses. Le noeud dans la gorge à fond. Finalement, il sonne à sa porte. Elle ouvre. Elle est en nuisette. Oui, quoi, elle fait le ménage en nuisette, comme tout le monde pas toi ?

10. Crazy in love : Re scène de cucu. Voir point 3.

11. Witchcraft : Là, ils vont à un gala de charité. Ils sont plus amoureux que jamais. Ils dansent une valse.

12. One last night : Là, il fait un footing. Il se vide la tête. Il fait le point. Peut-être essaiera-t-il la cravate gris souris, comme Carmela quand elle peint ses murs.

13. Where you belong : Là, ils se rejoignent au resto. Ils le savent, maintenant, ils s’aiment, c’est sûr. Ce n’est plus une simple histoire de cravates. D’ailleurs, il a mis la gris perle pour l’occasion.

14. I know you : Ils passent la nuit ensemble, mais c’est joli, sans accessoires. C’est profond. Ils se regardent avec tendresse. C’est sûr, demain ils emménagent ensemble. Avec toutes ses cravates. Et il en a 50. Toutes grises.

15. Ana and Christian : Bon, là, ils prennent le bateau. Travelling arrière. Fin.

16. Did that hurt ? : Dans la salle, des gens se lèvent et disent que vraiment, c’était nul à chier. D’autres restent. On sait jamais, y’a peut-être un rab de cucu après le générique.

Alors, c’est ça ou pas le film?

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