Tu seras VRP

Je ne sais pas si tu le sais , mais nous, les profs , on est les rois de la réunion . Les fameuses réunions . Tu sais , celles qui justifient une partie de notre salaire .

Parmi ces réunions , il y a à boire et à manger . Celles que tu bois comme du p’tit lait , celles que tu bois comme un poison . Celles que tu manges comme une bonne tablette de choc (came n°1 des instits avant le pinard , j’dis ça j’dis rien) , celle que tu manges comme de la mort aux rats .

Il existe des tonnes de réunions : des réunions de parents , des conseils des maîtres , des conseils de cycles , des conseils d’école , des équipes éducatives , des suivis de scolarité , des animations pédagogiques , des grandes messes avec les inspecteurs , et bien sûr , les réunions d’information syndicale . J’en oublie peut-être .

Parmi ces tonnes d’heures passées à se regarder en chien de faïence , à s’emporter pour nos convictions , à retenir nos larmes , à retenir nos filets de bave parce qu’on roupille à moitié , à descendre des tablettes de choc aux amandes entières caramélisées par lot de trois , il en est une dont je me souviendrai toute ma vie .

Un soir , il y a peu , un représentant de chez Dic (oui , tu sais , Dic , les stylos , les marqueurs , les ardoises …comme ici on est en Nonsponsocratie , une petit rebaptême s’est imposé) est venu nous rencontrer pour nous présenter l’école du futur . Oui , celle des ardoises interactives , qui relèguent même les tablettes au rang de vieilles peaux .

Ma foi , joli garçon , bien sapé , bien propret , plutôt sympa , pas trop coincé . Bien stressé quand même . Peut-être a-t-il relevé en arrivant les bâtiments qui datent des années 70 et tombent en lambeaux , ou encore l’état des toilettes et des salles de classe , sales et odorants . Peut-être s’est-il déjà dit qu’il allait vraiment devoir se fendre en deux dans le sens de la hauteur pour réussir à convaincre , et que même si on était convaincus par la suite , ça ne fleurait pas le pognon par chez nous.

Mains moites et bouche pâteuse étaient donc de la partie .

Il a commencé sa présentation après avoir été averti qu’il disposait de 40 minutes parce qu’on avait d’autres chats .

Pour te planter le décor , il s’agit d’un meuble qui contient un certain nombre d’ardoises toutes connectées à l’ordinateur de l’enseignant qui propose du travail à tous , de façon individuelle ou collective .

J’ai d’abord eu des étoiles dans les yeux : j’ai vu , grâce aux logiciels proposés avec les ardoises, moult possibilités de travail avec mes élèves qui n’écrivent pas et ne lisent pas . Des possibilités pédagogiques immenses , du vrai travail de différenciation moins chronophage et en plus écolo puisque plus de photocopies à faire : tout se fait sur l’ardoise interactive , accompagnée de son stilet chelou . Bref , je me suis vue courir nue sur la plage main dans la main avec mon ardoise et mon stilet , un rêve pédago comme j’en fais toutes les nuits .

Et puis, il nous a expliqué qu’on pouvait aussi vérifier ce que faisait l’élève à chaque instant , sans même bouger nos gros postérieurs de notre chaise : tu peux voir que Maxence n’a pas touché son stilet depuis 3 minutes 36 . Tu peux lui envoyer une décharge électrique pour qu’il se bouge lui demander ce qui le bloque et l’accompagner dans sa démarche (jargon de pédago , sors de ce corps). Tu peux aussi voir ce qu’il dessine (plus moyen de dessiner des teubs tranquillou sans se faire gôler). Alors là , rêve de pédago aussi , mais pas le mien . Le côté Big Brother m’a vraiment fait flipper .

Bref , je navigue ainsi de sentiments en sentiments , jusqu’au moment où le VRP de Dic stoppe net son discours en réveillant ainsi mon collègue JP (qui venait donc de se fabriquer un cocon de bave tellement il roupillait) . Donc il stoppe , en scrutant l’extérieur , inquiet , et nous dit :

« C’est normal qu’il y ait un lapin , là? »

Simone bouge pas , j'vais faire un tour pour trouver un truc à nous mettre sous la dent . Et faire halluciner un VRP en passant .

Simone bouge pas , j’vais faire un tour pour trouver un truc à nous mettre sous la dent . Et faire halluciner un VRP en passant .

Oui , c’est normal . On a des lapins en liberté , des poules et bientôt des chèvres naines . Oui oui on est en ville , dans une zone industrielle même . Mais on est roots , nous.

Le fou rire me guette . Il est là , le salaud , tapi sous son ennemie la bienséance . Ne pas regarder les collègues , même si j’en meurs d’envie . Le mec s’est tapé 300 bornes pour venir présenter un produit high-tech à une bande de profs endormis et loin d’être convaincus , et se retrouve en pleine réunion nez à nez avec un lapin . Normalité , quand tu nous tiens , ne nous lâche pas .

Le mec reprend , très sérieux . Intrigué , mais sérieux .

Il tente à nouveau de nous séduire , je lui pose quelques questions parce quand même , le pauvre , il vient de loin , c’est pas bien de se foutre de sa gueule . Nous , les lapins , on est habitués . On est habitués à tellement pire , d’ailleurs .

ll nous explique comment le système est déjà en route dans certaines écoles , dans des SEGPA ou des IME . Bref , des écoles spécialisées comme la nôtre . J’apprends que la merveille n’est pas compatible avec MacQK .

Il stoppe net , de nouveau :

« Mais…c’est quoi , là , dehors ? »

On se tourne , on jette un oeil .

Ah , ça ? Oh , c’est rien, c’est notre bibliothécaire qui reste un peu le soir pour faire de la peinture et boire quelques bières avec son pote.

Et là? Ben , il cherche des brindilles à coller sur ses oeuvres .

Ça ? Ben ce sont des lunettes avec des LED sur les côtés . Ben oui , comment voulez-vous qu’il voit quoique ce soit dans la nuit pour trouver ses brindilles ?

Reprenons donc la réunion .

Rapidement on a bien senti qu’il n’avait plus qu’une envie : mettre un terme à ses hallus . Sous le choc , il termine . Il nous offre d’ailleurs un stylo 4 couleurs chacun , grand seigneur . On était comme des dingues .

Il nous salue de loin , pressé , un sourire coincé aux lèvres et détale vers sa voiture .

Je pense qu’à l’heure qu’il est , le mec de chez Dic a changé de boulot . Ou qu’il a avalé une boîte et demie de Lexopil .

Peut-être qu’il cherche des brindilles dans la nuit avec des lunettes à loupiotes , même .

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Déni de parents

Dédicace aux parents d’un enfant « différent ». Et aussi pour les autres, pour que germe en eux la graine du doute. Tiens, les profs, prenez-en de la graine (du doute).

« Les parents refusent qu’il soit « orienté »?
– Oui, mais faut pas se leurrer, leur gamin est en échec. Il va galérer d’année en année! Ils ne se rendent pas compte les parents, mais on n’est pas formés ! J’en n’ai pas qu’un de gamin, moi, ils sont 26…Et puis, il sait pas lire, il écrit pas, c’est tout juste s’il parle.
– Ouais, c’est sûr, ils sont dans le déni. »

Toc toc toc?
Qui est là?
C’est moi Cascouilla, la petite voix rabat-joie, qui s’immisce dans votre petite conversation pour vous poser quelques questions.

Oui, c’est vrai que le parent est souvent dans le déni. Rideau (musique):
Un couple, qui s’aime (ou pas, mais ça, c’est son problème) et qui fait un bébé. Qui le rêve d’abord, qui le fantasme. Et qui apprend au bout du premier trimestre de grossesse que ce bébé ne « va pas bien ». Qu’en tout cas il sera différent. Qu’il faut prendre une décision : le garder ou l’évacuer.

Ou pas. Certains parents le découvrent à la naissance.

Le couple décide de la garder.

Il arrive, il est mignon. Il pleure beaucoup, longtemps. Le jour et la nuit. Pendant des mois. Le cauchemar commence.
Arrivent les étapes des premiers apprentissages : les enfants des copines marchent à un an, tiennent assis depuis 6 mois. Et veulent manger seuls, et courent partout.

Pas lui. Il ressemble à un nourrisson.

Arrive plus tard l’entrée à l’école. Elle a cessé de travailler pour s’occuper de lui : il n’ira que le matin. Des séances de kiné, de psy, d’orthophoniste, d’orthoptiste viennent perler ses journées. Toutes ses journées.
A l’école, il mord. Il crie et tape les autres. La maîtresse, pourtant douce et expérimentée ne  sait que faire de ce petit « inadapté ». Avec les parents, ils obtiennent une aide, une EVS 6 heures par semaine. Deux matinées, donc. Le reste du temps, il ne fait presque rien
La mère, pour pallier à ce manque, propose elle-même de venir aider son fils en classe. On lui dit non, qu’elle n’est pas habilitée. Elle se sent exclue.
Arrive l’entrée au CP. Il connait quelques lettres, commence à savoir compter. Quant au reste, personne ne s’attend à ce qu’il puisse faire mieux. Il est toujours accompagné de son EVS. Des cris remplacent souvent les mots. Mais les mots ont fini par venir, petit à petit. Alors, il ne mord plus.

Au milieu du CP, on conseille aux parents un changement radical pour le CE1. On leur propose un institut spécialisé pour « ce genre d’enfants ». La mère, dont la vie entière tourne autour de son enfant (« Elle l’étouffe, elle ne le laisse pas vivre. »), est tétanisée à cette idée. L’enfermer dans un centre comme celui-ci risque de l’empêcher de progresser. Mais elle accepte d’aller visiter les lieux. Le père, lui, pense que ce serait une bonne chose que l’enfant soit pris en charge des journées complètes. Ils pourraient respirer un peu, se retrouver. Recommencer à s’aimer, peut-être.

Arrive alors la visite : la mère ne peut détacher son regard de ces enfants qui hurlent au lieu de parler, qui agressent, mordent et se mettent à courir sans aucune raison. Il y a aussi ceux qui ont le visage très marqué, et ceux qui parlent tout seuls. Et des enfants trisomiques. Elle est maintenant sûre que cet endroit n’est pas fait pour son fils. Le personnel est chaleureux, très prévenant. Mais n’empêche, ces barreaux aux fenêtres…

Non, c’est sûr, leur fils à eux n’est pas comme ça. Cet endroit n’est pas adapté pour lui.

« Les parents refusent qu’il soit « orienté »? demande Sabrina, l’EVS de la classe.
– Oui, mais faut pas se leurrer, leur gamin est en échec, répond la maîtresse. Il va galérer d’année en année! Ils ne se rendent pas compte les parents, mais on n’est pas formés ! J’en n’ai pas qu’un de gamin, moi, ils sont 26…Et puis, il sait pas lire, il n’ écrit pas, c’est tout juste s’il parle.
– Ouais, c’est sûr, ils sont dans le déni. »

Mais, BORDEL, qui, dans ce cas, ne serait pas dans le déni? A quel moment avons-nous oublié d’essayer de comprendre, de nous mettre à la place de celui qui a un enfant handicapé, un enfant dyslexique, un enfant précoce, un enfant gros, bref, un enfant différent? A quel moment le déni, forme primaire d’auto-protection humaine devient-il un délit?

Être dans le déni devient une sorte de faille. Mais ne pas l’être c’est aussi accepter. Et parfois, accepter signifie renoncer.

 

Une journée parmi tant d’autres

Il est 6h. Mon réveil sonne, et difficilement, je me redresse. Dans le même état que si je sortais d’une machine à laver.
Nous sommes jeudi, je suis secouée des quatre journées précédentes. Je reprends mes esprits. Assise sur mon lit, je pense à leurs évaluations : j’ai compris que D. ne savait pas lire, X. ne connait que quelques chiffres, Z. est performant mais manipulateur et passe son temps à faire enrager les autres. Comment vais-je gérer ce groupe dont les élèves sont tellement différents les uns des autres?

Je déjeune. Les enfants se lèvent, les gestes s’enchaînent. J’essaie de me montrer disponible, je prends plaisir à ces choses simples : leur choisir une tenue, tartiner leur « pain et demi », les embrasser. Profiter du fait qu’ils vont si bien, finalement.

Je pars. Durant le trajet, je prépare ma journée : je me souviens que je dois photocopier l’emploi du temps de X. dont la famille d’accueil est perdue dans les horaires de ses journées. J’essaie de trouver une stratégie pour que D. accepte aujourd’hui d’entrer en classe sans passer par un stage d’un quart d’heure dans le couloir. Je réfléchis à un texte que je pourrais aborder avec tous, y compris avec ceux qui ne lisent pas. Je me dis que je pourrais tenter de dégoter des cubes en bois pour montrer l’addition à Z.

Il est huit heures, j’arrive dans la classe. Je commence à neuf heures, officiellement. Je fais mes photocopies, j’écris la date : en cursive pour ceux qui savent, en majuscules pour les autres. Je ramasse les boulettes de papier de la veille, je change la disposition des tables que j’avais mises « en U » pour qu’il se voient mieux. En fait, ils ne peuvent pas se voir. Je remets les tables alignées. Je corrige les feuilles de la veille, j’affiche la grille de comportement que je viens d’imprimer. Je cherche des supports en maths que je vais travailler avec eux ce matin, et je sors le matériel qui va avec. Et tant d’autres petits gestes qui me permettent à 8h55 d’être prête.

Il est neuf heures, la classe commence. J’entends les cris des jeunes que la classe inquiète, que la collectivité excite. Je vais chercher mon groupe qui arrive par petits bouts : un en taxi, l’autre en bus, trois autres sortent directement de l’internat. D. arrive en hurlant et me saute dessus, brutalement. Elle est contente de venir ce matin, mais la joie l’excite au plus haut point. Je les emmène en classe. Malgré sa joie apparente, D. ne veut pas venir, elle crie « non, pas la classe ! ». Je ne peux pas la forcer à entrer, elle est plus forte que moi physiquement. Maisje dois pouvoir la surveiller, elle est sous ma responsabilité. Je lui propose : « Tu as peut-être besoin d’un moment pour t’apaiser avant d’entrer? Tu peux rester dans l’angle de la porte, comme ça je te verrai. Et lorsque tu seras prête à être avec nous, tu pourras entrer. »

Cinq minutes plus tard, elle marque son entrée d’un « Ça y est. »

Il est 10h, l’heure de la récréation. Nous sortons et retrouvons l’établissement au complet : les plus jeunes ont 12 ans, les plus âgés en ont 20. Jeux de ballons, cris, interpellations, coups de pieds « pour plaisanter ». Et puis, coup de pied qui ne plaisante plus. C’est la première bagarre de la journée, les adultes séparent, tentent par deux fois de protéger leur visage. Les esprits se calment un peu, mais un des deux bagarreurs ne réussit pas à s’apaiser avec les mots de ceux qui le contiennent. Il leur faut l’emmener dedans, il hurle, tape dans les murs et dans les portes. Et puis, de rage, il se met à pleurer. Il va le tuer, cet enculé.

Retour en classe. Je récupère un autre groupe. Nous nous mettons au travail malgré les ricanements nerveux de H. perturbé par la soirée passée à la maison. Il a du mal à se concentrer, il agite les autres.

Il est midi, l’heure de la pause. J’en profite pour faire le point avec mes collègues sur mes élèves. Une sorte de réunion informelle qui me permet de cueillir un maximum d’informations.
A treize heures commence une autre réunion, formelle cette fois. Je suis contente, ma journée s’achèvera à 14h30 aujourd’hui; les jeunes sont rentrés chez eux à midi et nous travaillons entre adultes, comme tous les jeudis.
La réunion dérape, les tensions profondément ancrées remontent à la surface et finissent par éclater. Il est 15h, un collègue perd patience, abandonne son sang-froid et finit par exploser. On discute, on tente de comprendre. Je ne serai jamais à l’heure pour aller chercher les petits. J ‘envoie un sms à la voisine qui me rendra volontiers ce service. J’imagine mon dernier qui pleure à la sortie de l’école, parce que j’avais promis que ce serait moi aujourd’hui…

Je sors à 16h. Je rejoins ma voiture, je démarre en trombe. Les retrouver, les serrer contre moi. La joie, le bonheur de leurs mines solaires pour effacer les souffrances dont je suis témoin tous les jours.

J’allume la radio en plein débat sut l’Éducation : le sujet favori du peuple. Le rapport de l’OCDE sorti cette semaine a remis une bonne dose d’huile sur le feu. Les gens se déchaînent :
 » Ils devraient venir voir, les profs, ce que c’est que travailler dans la vraie vie. Ils arrêteraient vite de se plaindre. »
 » Je ne trouve pas que les instits devraient être mieux payés, faut pas déconner, ils ne bossent que 36 semaines. Et ne me ressortez pas l’argument des corrections et des préparations, c’est toujours le même refrain. »
 » Moi je connais un prof qui touche 3 000 € net par mois, avec les primes et tout. Et j’en connais un autre qui se vante d’avoir eu 4 en maths au concours. Alors, quand même, un tel salaire avec un tel niveau en maths, c’est honteux! »
 » S’ils sont fatigués, ils ont qu’à se reposer pendant les vacances, c’est la moitié de leur temps, on va pas pleurer, non! »

Touchée, blessée, j’éteins la radio.

Je repense à la souffrance que je lis tous les jours sur le visage de mes élèves.

Je repense aux cris, aux pleurs, aux coups donnés par manque de mots.

Je repense au couteau à steak trouvé dans la poubelle de la cour hier matin.

Je repense aux pompiers qui sont intervenus deux fois cette semaine pour emmener un jeune incontrôlable.

Je repense au poignet de G. entaillé par un morceau de verre la semaine dernière en pleine récréation.

C’est vrai, je ne sais peut-être rien de la vraie vie.

 

La quatrième dimension

Un élève qui hurle « Ta Chaaaaaatttttttttte!!!!!!! » en levant la main sur le directeur de l’école.

Une autre qui étale ses crottes de nez partout sur la table. Et qui hurle dès qu’un adulte franchit le seuil de la porte.

Une classe de 7 élèves. Dont 3 qui ne savent pas lire.

Des collègues plus que sympa, qui prennent mes pieds en photo.

Trois heures de réunion à la fin desquelles on ne connait toujours pas les emplois du temps des élèves. Eux non plus d’ailleurs, et ça les met dans un état…critique.

Une sortie au zoo, le nettoyage du poulailler de l’école pour préparer le retour des poules.

Six bagarres sur trois jours.

Des élèves qui déambulent, qui hurlent sans raison apparente : il est content, il est énervé, il rit (mais il hurle), il s’est fait mal, il a cru qu’il s’était fait mal.

 

Voilà, ça, c’était ma rentrée. Je sens que je vais m’y plaire, dans ce grand n’importe quoi (qu’on appelle aussi « IME » pour Institut Médico-Éducatif pour les non éducationnationalophones qui sont nombreux à lire le blog).

Je me vois donc forcée de créer une nouvelle catégorie pour La Chronique : « Chronique de l’école extraordinaire », parce que, quand même, c’est extraordinaire tout ça, n’est-ce pas?