Ou comment je me suis faite adopter par la famille Crawley

Comme ça faisait un sacré bail que je n’étais venue poser mes mots par là, je me demandais comment j’allais renouer le contact. Le problème est que ce serait forcément avec un sujet grave. Parce que depuis la rentrée, c’est grave. Mes élèves, c’est grave, mon collège c’est grave, la vie, c’est grave.
Sans parler des élections. Que dire ? Rien, à part que tout cela tourne en blague capillaire mondiale et me pousse de plus en plus vers la désertion et l’abstentionnisme.
Mais passons, point de gravitude aujourd’hui, légéritude only.

Étant donné que je n’avais pas envie de venir vous plomber le moral et vous coller les deux pieds dans le ciment pour un bail, j’ai passé mon chemin.
Et puis me voilà, ce soir, à écrire ces bricoles en écoutant une playlist des années 80 qui me donne envie de sortir danser jusqu’au bout de la nuit et de picoler des litres de Whisky-Coca en suçant des glaçons jusqu’à la mort pour exorciser tout ça. Comme dans Polisse, t’as vu, Joey Starr c’est oim.

Je viens partager un remède aujourd’hui, quelques grammes de finesse dans un monde de brutes, et tu vas voir que c’est peu dire.

Parce que j’ai trouvé le remède aux mots, aux maux qu’on encaisse toute la semaine. « Nous » sont ceux qui baignent dans l’agressivité verbale permanente, l’agitation et le brassage physique, les couloirs qui résonnent, les murs en cartons qui laissent entendre le collègue d’à côté qui se fait brasser par ses 4èmes, les portes qui claquent et les adultes qui poussent des gueulantes. Les « Nique ta vieille mère », et les « Ferme ta chatte », les « J’men bats les steaks » et les « Couilles », les « Tête de mon grand-père », et tous les membres des familles qu’on imagine sans tête, courant affolés comme des volatiles qu’on aurait décapités. Les « C’est pas moi », « J’ai rien fait », « Vas-y, j’l’ai pas », et tout le reste. Nous, donc.

Je ne travaille pas le lundi, j’ai condensé mes heures sur 4 jours. 4 jours intenses, 4 jours pendant lesquels je serre tout : des dents aux fesses, en passant par les noeuds que je finis par avoir dans les épaules. Mais le lundi, bordel…

Le lundi, c’est cup of tea. Parce qu’il y a peu, j’ai découvert, avec quelques années de retard, Downton Abbey. Une merveille.

Avec un Thermos de tisane, mes classeurs de boulot et mon ordi (oui je bosse pas mais je bosse, on dirait que je ferais du télétravail, ok ?), sous un plaid : que demander de plus ? Rien de tel que l’heure du thé, les femmes de chambre, les livrées, les changements de tenue pour descendre dîner, les bals, les courses de chevaux, les chapeaux, les toilettes, les gants, les ladies et les vieilles biques méchantes mais pas trop…pour me faire oublier les jets de chaise, ou les giclées de vernis à ongle dans la tronche des copains de mes élèves.

J’ai eu un peu de mal à tomber dedans, j’avais l’impression d’un téléfilm de la 6, tu sais ceux devant lesquels tu chiales ta race pendant tes grossesses mais que tu es tellement triste de quitter au bout de 9 mois. Donc si tu es « nous » ou que tu as besoin de quelques grammes de douceur, n’hésite plus.

J’ai découvert cette merveille reposante sur Netflix, qui ne diffuse que 5 saisons, avalées en quelques lundis, et puis, comme une camée, j’ai reniflé partout pour savoir s’il n’y avait pas une suite et j’ai découvert que ma médiathèque avait la 6ème, mais qu’il me fallait attendre car elle était déjà en prêt.

J’ai surveillé ma boîte mail, tous les jours, en reniflant les touches de mon clavier, le coeur battant et la bouche sèche. Et puis la nouvelle est tombée, comme un cadeau divin : « Votre réservation est disponible à partir d’aujourd’hui et durant 10 jours ». Des larmes de joie.

Lundi dernier, j’ai fini l’épisode final. Rideau.

Sauf que je ne suis pas prête. Un peu comme une rupture sentimentale avec laquelle tu n’es pas d’accord. Une frustration pas possible.

Qui va me raconter ses histoires arrosées de thé, de gens à la vie tellement douce qu’on dirait un conte, d’exotisme d’ailleurs et d’avant ? Qui va panser mes plaies au coeur, et me faire oublier la misère, la détresse et la colère de ces esprits perdus et torturés ?

Je vous le demande : qui ?

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Quand je bois le thé avec mon amie Violette. Wesh, Vio, kest’en dis ?

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Quelques grammes de culture

Suite à la ponte de mon dernier billet sur ma couleur de cheveux qui vous a diablement émoustillés, je souhaite relever le niveau intellectuel de ce blog en y apportant de temps en temps quelques grammes de culture, avant d’être proclamée blogueuse chiffons ou blogueuse koifur-estétchik (réponse préférée de quelques élèves à qui tu demandes ce qu’ils envisagent comme orientation après la 3ème). D’ailleurs, c’est drôle l’effet de ce billet sur les gens qui me connaissent en vrai et qui ne m’avaient pas vue depuis (« Ah, ben oui, EN EFFET, HEIN, HAHAHA tu m’as fait rigoler sur ton blog ! (oubliant d’ailleurs que je suis une taupe infiltrée dans la vraie vie, avec un pseudo et la majeure partie des gens qui m’entourent qui ne connaissent pas l’existence du blog) » ou encore « AH BEN C’EST SÛR QUE C’EST BAS BLOND VÉNITIEN HEIN ». Pire : ceux qui ne disent rien et semblent gênés en jetant de petits regards inquiets sur le haut de mon crâne).

Bref, relevons le niveau, nous courons à la catastrophe.

Cette année scolaire, en plus d’être marquée par le renouveau professionnel qui me permet de vivre une nouvelle naissance spirituelle parmi les Troubles des Fonctions Cognitives, est également placée sous le signe des concerts et spectacles en tous genres. Et quand je dis en tous genres, je déconne pas. En septembre, j’ai réservé des places pour plusieurs concerts et pour plusieurs spectacles « famille » (oui, en septembre je suis pétée de thunes, c’est comme ça), et je ne te parlerai ici que de la première partie, on n’est pas des blogueurs famille ici, merde.

Quatre concerts : Oxmo Puccino, Vianey, The Do (o barré mais j’ai pas trouvé la touche, sa race), et Charlie Winston.

Je commencerais donc par Oxmo Puccino, surnommé Ox’ (on s’en branle mais ça me fait zizir), qui fût la meilleure surprise de l’année pour moi.

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Je connais ce chanteur depuis looooongtemps, c’est à dire depuis l’époque où je remuais mon boule en boîte sans avoir des courbatures et des cernes-chaussettes pendant une semaine (RIP 1998-2004), et j’avoue que je n’aimais pas trop Ox’. J’ai pris des places car il était écrit sur le programme (oui, le programme, fuck you) « concert acoustique » et je me suis donc dit que « rap » + « concert acoustique » + « salle intime de Lyon » = forcément un truc qui claque. Et en effet, des textes, une prestance, du charme, du rythme, de la poésie. Voilà ce que nous avons trouvé ce soir-là. J’y suis allées alors que je n’écoutais pas les albums, maintenant j’écoute les albums et j’y retournerai. C’EST UN OUI.

Ensuite, dans l’ordre chronologique, je suis allée voir Vianey. Je ne sais pas pourquoi mais pour moi, Vianey, c’était bof, un truc bien connu, un air qui te trotte et puis voilà, pas de quoi casser deux pattes arrières à mémé. Et puis, Octobre approchant, l’anniversaire de ma soeur approchant, donc, elle me sort un jour, après trois pisse-mémé : « Rhoo là là là là, en ce moment j’écoute Vianey en boucle, j’a-dore, je connais tout par coeur ».

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Si jamais tu connais pas Vianey (et que tu vis dans ton propre cul), c’est lui.

Ce soir-là, comme par hasard, j’ai ouvert mon programme (fuck you again), et j’ai vu que Vianey passait dans ma salle préférée deux semaines plus tard. BANCO.

Me voilà donc assise au millième rang (au début on était assises par terre, pas loin de la scène mais on avait mal au cul et on voyait rien, mais ma soeur, titulaire d’un BTS Mytho (mention excellent) a réussi à négocier l’affaire avec les vigiles). Alors Vianey, c’est pas mal si t’as envie de chanter, c’est de la chanson populaire mignonne (même s’il utilise « piquette séchée » dans ses textes, ce n’est pas non plus Renaud), qui rassemble les jeunes et les vieilles et nous offre un chamarré de couleurs capillaires ô combien chatoyantes dans ses salles de pestak.

J’ai donc passé une heure et demie à côté de ma soeur, transformée pour l’occasion en véritable groupie du pianiste :

« Rho, là, là, comme il est drôle! »
« Les poussins? C’est trop mignon, ils nous a appelés « Les poussins », il est vachement proche de son public »
« Qu’est-ce qu’il bouge bien… »

Tout ça ponctué de paroles qu’elle connaissait PAR COEUR. Toutes les chansons. La vérité ça m’a foutu un coup au coeur.
À la fin j’ai compris ce qui me gênait chez Vianey. J’ai compris quand il s’est mis à chanter ça :

Mais sinon, le jeu scénique est très bien, il occupe l’espace, le rendu est entraînant (blogueuse concerts, faut bien dire autre chose que des conneries). C’EST UN POURQUOI PAS.

Début décembre, je suis allée voir THE DO (o barré, souviens-toi), avec des copines. LE concert sur lequel je misais. Le groupe que j’ai réussi à écouter en boucle et en boucle dans ma bagnole sans m’en lasser, le groupe dont chaque enfant de ma famille possède une copie CD (pour pouvoir les rayer à loisir sans niquer le mien), mon coup de coeur 2016.

D’abord, on était beaucoup. Ensuite on était debout, tous debout. Et enfin, on était devant. Mais pas devant devant, pas très loin de devant. Avec, devant mon deux options : le grand frisé (je te hais, le grand frisé des concerts) ou le couple qui se galochait à bouche-que-veux-tu-je-veux-bien-ta-bave-sors-donc-ta-langue-que-tout-le-monde-la-voie-bien.

Bref, le concert qui te donne un arrière goût de sapin dans la gorge, le concert de mes 80 ans. Le concert de jeunes ou en tout cas de pas jeunes qui n’ont pas besoin d’être assis ni besoin de bouboules dans les oreilles (c’était fort, très fort).

Mais sinon, c’était super. Oui, à part la claustrophobie, le fait que je ne voyais pas la scène (chou frisé devant, galochage hyper salivique sur les côtés, remember), le fait que le son me vibrait dans l’estomac tellement c’était fort, oui, à part ça, c’était bien. Du rock, un côté Bjorg-japonais sympathique, un jeu de lumières inter galactique. C’EST UN OUI si tu es grand frisé et que tu as 25 ans (ou moins). Tiens, chouf :

Enfin, la semaine dernière, ma copine qu’on appellera Kristina parce que Carole c’est pas très exotique, m’a invitée au concert de Charlie Winston.
Tu dois d’abord savoir, avant de lire la suite, que Charlie et moi avons un passé commun : nous nous étions déjà vus à Vienne (tu sais, le festival de jazz qui fait mal au cul) il y a peut-être 5 ans, avec les copines avec qui je suis allée voir The DO (et qui elles, n’ont pas vieilli, du moins ont souffert en silence), et c’était vachement chouette.
Alors quand elle m’a proposé, et qu’en plus je ne l’avais pas vue (Kristina-Carole) depuis un moment, je me suis dit « Chouette ! Jacasseries + le petit cul remuant de CW = bonne soirée assurée ».

Et bien oui, sache que c’était super, que ce mec a une présence scénique de guedin (oui, je suis vieille, non les jeunes ne disent plus « guedin »), il a même passé un moment debout sur la chaise du mec qui fait le son et la lumière, en plein milieu de la foule, après avoir traversé celle-ci en dansant. Il a repris « Under pressure » de Freddy Mercury, et c’était très bien, il remue bien son bavoule, il joue de la gratte, il tente de parler français et c’est drôle, et tout ça mérite UN GRAND OUI. Chouf :

T’as remarqué le regard de la groupie du pianiste à la 40ème seconde ? On croirait ma soeur.

Bref, on laissera de côté le groupe de la 1ère partie qui nous a bien fait rire (et je crois que c’était pas leur but), que j’ai dû m’asseoir 10 fois parce que j’en pouvais plus et que j’ai perdu ma CB et que j’ai du faire opposition en rentrant (et là, je n’ai toujours pas de CB, imagine l’angoisse : obligée de faire des CHÈQUES. So 80’s.).

Voilà pour ma revue hautement culturelle. Pour les pestak famille, une autre fois, peut-être.

Si tu veux la prochaine fois j’irai voir Louane, sois pas triste.

Les photos et les vidéos ne sont pas de moi, désolée, mes photos de concert sont systématiquement pourries (si tu es une grande marque de téléphone qui fait des bonnes photos concert, je veux bien faire un écart dans ma ligne éditoriale pour toi. Sinon, dégage.)

Allez salut.

50 nuances de cucu

Il y a peu, une polémique, intense, profonde et d’une importance ô combien capitale, a déchiré les réseaux sociaux. Il nous fallait départager ceux qui avaient adoré 50 nuances de Grey, le film, ceux qui le conchiaient, ceux à qui on avait imposé le fait d’aller le voir, ceux qui étaient déçus parce que visiblement ce n’était pas si cochon que ça, et ceux (dont je fais partie, je l’avoue), qui s’en tapent le coquillard à s’en rompre les vertèbres.

J’ai donc suivi vos discussions à base de « je suis même pas choquée on voit pas son cli….BIIIIP » (je censure histoire de ne pas me retrouver avec toute la pornosphère tombée ici par une malencontrueuse recherche), de « c’est vraiment une daube », de « c’est génial, et machin truc, j’en ferais bien mon 4 heures, miam », et de « oui, c’est comme d’habitude, l’adaptation cinématographique n’est pas à la hauteur, blablabla. ».
Je tiens à préciser qu’à ce stade de la conversation, je n’ai pas non plus lu le livre, ce qui, cher lecteur, est une information de la plus haute importance pour le sujet hautement intellectuel dont il est question ici-bas.

CAR, cher lecteur, (oui, j’aime bien, « cher lecteur », aujourd’hui, c’est l’expression du jour), quelqu’un parmi vous, que je n’oserais citer (en vrai je m’en souviens pas), a décrété que même si le film n’est pas très intéressant car on n’aurait même pas un bout de teubi (spéciale dédicace à Zone interdite de je ne sais plus quelle année sur les enterrements de vie de jeune fille où une future mariée voulait voir la « teubi » de son chipendale), la BO du film était en revanche à se taper le cul par terre (à s’en rompre les vertèbres également).

Je te propose donc, cher lectrice (oui, tiens, pourquoi pas ), un billet musical. Car je me suis procurée la BO à la médiathèque de ma ville, et elle passe en boucle dans ma voiture, où j’ai donc pu laisser libre court à mon imagination. Et je te propose, lectrice, lecteur, un petit jeu.

Je vais te faire partager mon scénario du film, celui qui me vient, comme ça, quand je conduis, au gré des morceaux (c’est là que tu vas vraiment prendre conscience de mon état mental) et toi, si tu as vu le film ou lu le livre (ou que tu t’en tapes le coquillard et que t’as envie d’inventer), valide ou invalide mon scenar. Je tiens à préciser que je n’ai pas mis les liens youtube pour éviter de nous induire en erreur. Il te faut donc cliquer sur le numéro du morceau pour écouter celui qui correspond dans la fenêtre Amazon.

C’est tipar :

POUR LES PERSONNES PORTEUSES DE HANDICAP TECHNIQUE, CLIQUE SUR LE LIEN POUR VOIR LES MUSIQUES, MERCI.

1. I put a spell on you : l’héroïne se promène dans la rue, avec une micro jupe. Le héros la chouffe avec un regard carnassier. Il se dit « Toi, tu vas devenir mon jouet. Tu vas dérouiller sévère ». Elle se retourne avec sa frange (j’ai vu sur la pochette du CD qu’elle a une frange et les cheveux longs) et secoue ses cheveux façon LAREOL. Un demi sourire au coin des lèvres. Ambiance degrés farenheit.

2. Undiscovered : Elle fait un footing à Central Park. Cet homme lui trotte dans la tête, il l’obsède. Comment va-t-elle faire ? Elle avait prévu de rester vierge jusqu’à 23 ans et demi. Et elle en a 22. Elle ne tiendra pas un an et demi.

3. Earned it : Première scène cucu. Bon, je te laisse imaginer, hein, je suis pas forte en scenar cucu.

4. Meet me in the middle : Suite du scenar cucu. Un peu d’aide pour que tu puisses imaginer : le titre, traduit, signifie « rencontre-moi au milieu ». Hum. Bon, je te laisse.

5. Love me like you do : Elle prend le train, elle réfléchit. Elle a besoin de prendre de la distance, cette relation prend une tournure qui fait fi de ses bonnes manières.

6. Haunted : Là, ils se disputent. Cette relation est trop passionnée. Trop de cuir et de cravates. C’est mal.

7. Salted Wound : Elle pleure. Elle s’agenouille par terre, dans son appartement, dans la pénombre. Vue splendide de New-York by night. (quoi, c’est bien à NY, non? Bah, Belgrad si tu préfères, je veux vexer personne, moi, hein).

8. Best of burden : Là, chacun pense à l’autre, aux souvenirs qu’ils ont en commun. Genre plaquage sur la plage déserte et butinage de bouches.

9. I’m on fire : Là c’est lui qui chiale. Enfin, pas vraiment, mais il a les boulasses. Le noeud dans la gorge à fond. Finalement, il sonne à sa porte. Elle ouvre. Elle est en nuisette. Oui, quoi, elle fait le ménage en nuisette, comme tout le monde pas toi ?

10. Crazy in love : Re scène de cucu. Voir point 3.

11. Witchcraft : Là, ils vont à un gala de charité. Ils sont plus amoureux que jamais. Ils dansent une valse.

12. One last night : Là, il fait un footing. Il se vide la tête. Il fait le point. Peut-être essaiera-t-il la cravate gris souris, comme Carmela quand elle peint ses murs.

13. Where you belong : Là, ils se rejoignent au resto. Ils le savent, maintenant, ils s’aiment, c’est sûr. Ce n’est plus une simple histoire de cravates. D’ailleurs, il a mis la gris perle pour l’occasion.

14. I know you : Ils passent la nuit ensemble, mais c’est joli, sans accessoires. C’est profond. Ils se regardent avec tendresse. C’est sûr, demain ils emménagent ensemble. Avec toutes ses cravates. Et il en a 50. Toutes grises.

15. Ana and Christian : Bon, là, ils prennent le bateau. Travelling arrière. Fin.

16. Did that hurt ? : Dans la salle, des gens se lèvent et disent que vraiment, c’était nul à chier. D’autres restent. On sait jamais, y’a peut-être un rab de cucu après le générique.

Alors, c’est ça ou pas le film?

À l’attention de l’agent de Camelia Jordana

Ayant découvert cette charmante chanteuse lors d’un concert à Vienne il y a quelques années (et non à la Nouvelle Star, j’ai le chic pour ne découvrir les émissions que lorsqu’elles sont finies), et sachant qu’elle se produisait non loin de chez moi en décembre, j’ ai emmené ma soeur la voir. Genre soirée sympa entre meufs. Après analyse d’images à l’issue du concert et concertation avec mon équipe, nous vous soumettons quelques pistes de travail et de réflexion dans le but d’appâter un peu plus le chaland. Parce que, la vérité, on était 30 dans la salle (nous appellerons donc « panel » les membres du public, terme plus approprié au vu du nombre).

Madame, Monsieur l’Agent de CJ,

Suite au concert du 16 décembre, voici quelques pistes de travail que nous vous conseillons d’explorer sous peine de voir disparaître les membres du panel qui sont, rappelons-le, au nombre de 31,5 (oui, un enfant était présent au 3ème rang à droite, siège 18) à l’heure qu’il est :

Pistes à conserver:
– Nous avons fortement apprécié le décor pailleté-doré sur fond noir du spectacle, même s’il nous a d’abord évoqué la couverture du catalogue de Noël de Kiabi. L’ambiance Réveillon du jour de l’an est donc validée.

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Paillettes, nuages, jupe crayon argentée, collants fins noirs. Booonne aaaaaannnéééééééééeeeeeeee!

– Nous avons constaté des progrès moteurs s’agissant de la chanteuse : elle tente maintenant un léger battement de pieds pour agrémenter les danses chelous qu’elle effectuait avec ses doigts et parfois, ô folie, avec ses mains. Peut-être verrons-nous le buste bouger d’ici quelques années?
– L’ambiance planante des morceaux était fort reposante. Pensez cependant à demander au panel de venir sous LSD pour la prochaine tournée, l’effet n’en sera que meilleur.

Pistes à améliorer :
– La première partie, une petite chanteuse prénommée Kiwi, était jeune et mignonne. Elle avait un joli petit cul. Pensez cependant à lui retirer le micro ou à lui interdire absolument de parler entre les chansons. Cela nous évitera des désagréments de conversation de type : « Ça va? Oui? Bon ben alors moi aussi ça va, du coup. »
– L’ambiance planante, point fort du spectacle rappelons-le, finit par peser puisque la production a décidé de l’appliquer à TOUS les morceaux du répertoire. Point de danse enflammée pour nous, point de chansons hurlées à tue-tête. Point de défouloir. Point de salut. La chienlit, quoi.
– La chanteuse nous a récité des passages d’un texte (ou d’un poème, mon inculture me taraude). Merci de lui demander d’arrêter cela TOUT DE SUITE. Cela nous épargnera la répétition  de la phrase « Nous sommes des putes pures », »Nous sommes des putes pures », »Nous sommes des putes pures », »Nous sommes des putes pures », »Nous sommes des putes pures ». Parle pour toi, hein.

Nous évaluerons l’impact de cette analyse sur la prochaine tournée. Vos objectifs étant ainsi fixés, nous vous prions d’agréer nos salutations les plus distinguées. Remercie pas, envoie un chèque.

P.S. : mes poils ne sont pas encore redescendus depuis le rappel « a cappela » qui nous a laissées sur le cul. C’est là qu’on s’est souvenues pourquoi on était venues.

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A l’attention des réalisateurs de Game of Thrones.

Ayant récemment succombé aux chants des sirènes qui hurlaient « Regarde cette série, c’est de la balle ! »,  je viens à votre secours pour vous proposer mes services comme conseillère technique. En effet, mon Déou et moi avons relevé quelques anachronismes bien fâcheux, que nous nous devons de signaler afin de redonner à cette série toute la dimension historique qui lui revient et que vous ne passiez plus pour des incultes. Voici donc ma lettre de motivation. À votre service.

Monsieur, monsieur,

je vous contacte aujourd’hui dans le but de souligner quelques anachronismes dont vous avez fait preuve lors de l’écriture de votre ô combien populaire série.
Tout d’abord, sachez que vous semblez détenir les corbeaux les plus rapides de l’ouest. En effet, lorsqu’une mutinerie a lieu à Port-Royal, le mur est au courant dans la foulée. Saviez-vous que le courriel est une invention datant des années 2000 (grosso merdo, j’entends les puristes gronder…) et qu’il fallait aux corbeaux une bonne semaine pour délivrer un message?

Puis, sachez qu’un nain n’aurait jamais survécu plus de deux ans, le temps que l’on se rende compte de sa particularité. Les roux non plus. Vous avez donc visiblement un souci de casting.

Enfin, vous semblez méconnaitre la palpitante histoire de l’épilation dans le monde. Vos actrices, toutes plus belles les unes que les autres, semblent tout mettre en oeuvre pour mettre en émoi le pélo 2.0. Oui mais…je tiens tout de même à vous signaler qu’à l’époque, les femmes élevaient des chatons au creux de leurs aisselles tellement les poils y poussaient. Il faut également que vous sachiez que la fouffe de Ros (la tepu rouquine) est complètement anachronique, puisque lorsque celle-ci soulève ses jupons (les culottes n’existaient visiblement pas), on découvre un ticket de métro parfaitement réussi (tiens, on devrait lui demander si elle utilise un pochoir, ou alors le nom de son esthet’). Je n’ose imaginer les VRAIES teuchas moyenâgeuses qui elles, devaient abriter des familles entières de ragondins tellement elles étaient épaisses. A quand les strings ficelles?

Par conséquent, si vous ressentez le besoin de vous remettre à flot concernant les us et coutumes moyenâgeuses, n’hésitez pas à faire appel à mes services. Vous pourrez me joindre par les moyens habituels (laissez béton le corbeau), je suis disponible du 18 octobre au 3 novembre de l’an 1014.

Léonie

Un brin de réclame, messieurs-dames?

Il y a deux ans maintenant, j’ai publié un livre (ce fut une aventure extraordinaire que je viendrai conter une autre fois…).

Voici donc ma première interview; elle est terrible, j’aurais envie de me rouler une pelle.

Clique

 

Voici aussi un des dessins qui étaient destinés à la publication au départ (je te raconterai, patience) :

Quand tu as des enfants en bas âge, le rangement devient une passion (ou un réflexe). merci à 4-in pour les dessins

Quand tu as des enfants en bas âge, le rangement devient une passion (ou un réflexe). merci à 4-in pour les dessins!

Et si tu veux trouver le bouquin, c’est par

Bonne journée !

(Perso, je vais répondre à 16 interview parce que je suis hyper populaire maintenant.(cruic)). Et toi?