Tuto qui pique : la glue galactique intersidérale

Aujourd’hui, je pense à tous les glandeurs qui sont en vacances. Et aussi parce que j’ai un peu pitié de ceux qui pendant les « vacances » gardent leurs mouflets, je vous colle donc une petite activité-pète-sa-mère de derrière les fagots, avec tuto.

Y’a du service ou y’en a pas, hein ?

Donc, tuto disais-je, que si jamais tu le suis à la LETTRE, toi aussi tu t’éclateras et tu fabriqueras une glue fantastique et collante, qui ressemblera à ça :

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Quoi, ça te fait pas rêver une glue intergalactique so fun ?

ÉTAPE 1
Fais-toi chier à trouver des ingrédients chelous comme de la colle d’école blanche (missionne ton mouflet, y’en a des pleins placards chez la maîtresse), de l’amidon liquide Sta-Flo, des colorants alimentaires et des paillettes. Et surtout : plein de Sopalin (appelé également Soupala).
Et prends-toi-y à l’avance, hein, prévois un bon mois (oui, finalement pour les vacances de février, c’est mort).

ÉTAPE 2
Mets la colle dans un bol. Et aussi un peu autour, histoire que ça colle bien sur ta jolie table de cuisine en bois que tu as chiné la peau du sboub l’été dernier.
Ah, et essuie avec du Soupala.
Enjoy le joli collage.

ÉTAPE 3
Mets du colorant et des paillettes, et mélange. Tu vas voir : les paillettes vont vite se mélanger et tu ne les verras plus. C’est magique. Alors tu pourras en remettre des caisses, mais le mélange ne sera JAMAIS pailleté.

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Tu les vois les paillettes là?

Nan mais c’est bon, lâche l’affaire, on t’a dit que ça marchait pas.

ÉTAPE 4
À ce stade, tu peux essayer de faire des spirales de couleur dans un saladier. Les couleurs se mélangent ? Parfait, c’est raté.

Chambourcy, oh oui.

Chambourcy, oh oui.

ÉTAPE 5
Ajoute ensuite l’amidon liquide. SI tu as gardé tes couleurs séparées, renverse tout l’amidon d’un coup et mélange un peu.
C’est très liquide et ça ne glue pas ? Parfait, c’est raté.
Pour les autres bols, essaie d’incorporer petit à petit. Tu mets une micro cuillère de truc, et puis tu mélanges environ 30 minutes.
Recommence 12 fois, ça commence à s’épaissir. Demande à ton mouflet de remuer un peu lui aussi, là, nanméo.

ÉTAPE 5
Donc là, ça commence toujours à s’épaissir.

ÉTAPE 6
Et là, ça commence toujours à s’épaissir. Bon, essaie avec les mains, oui, comme si tu pétrissais un bon pain frais avant de l’enfourner.
Ça colle grave ? Parfait, c’est raté.
Tu peux continuer à pouchtrougner avec ton mouflet, il adore ce liquide frais et coloré.

C'est doux et frais.

C’est doux et frais.

ÉTAPE 7
Ça fait deux heures et demi que ty’y es ? C’est toujours aussi liquide ? Pas de paillettes à l’horizon ? Ni de glue superbement magique ? C’est bon, tu peux tout arrêter, c’est parfait, c’est raté.

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Remarque, perdu pour perdu, tu peux essayer d’en faire un masque.

ÉTAPE 8 (à sauter pour les écolos)
Fous tout ça dans l’évier, un bon coup d’eau chaude et c’est terminé. Bon courage pour le ménage. Et la manucure.

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Une semaine de doigts verts.

De rien, à ton service.

La vraie recette est . Et si j’ai mis en ligne ce TUTOKIPUDUCU, c’est parce que je l’ai ratée, la vraie recette. Putain.

Sept à la maison

Ma soeur et mon beau-f (à distinguer du beauf) sont partis en voyage pour quelques jours. Et comme j’aime les gosses et qu’on en n’a jamais trop à la maison, je lui ai proposé de garder ses petits : 5 et 2 ans. Je tiens à dire même qu’en tant que chef des masos, j’ai insisté.

Depuis hier soir, je vis dans la série 7 à la maison. Remember?

Sauf que mon mec n’est pas pasteur, mais webdigitalmakermaster (je ne me souviens jamais de l’intitulé alors je mixe…d’ailleurs vous pouvez aller jeter un oeil à son boulot ici, c’est très chouette, en toute objectivité.)

Sauf que je n’ai pas une gouffa sur la tête et pas non plus 50 balais (sauf quand je me réveille le matin après une nuit « je veux plus de couches, je suis assez grand (mon cul oeil), j’avoisine les 80).

Sauf que les cinq en question ont 8, 8, 5, 4 et 2 ans. Aucun ado de 18 ans qui garde les autres et t’aide à plier le linge. Ni ne rappelle aux enfants qu’on est samedi et que le samedi est le jour où leurs parents peuvent profiter d’une grasse matinée bien méritée pour niquer un coup tranquillou (comme dans le lien ci-dessus, à 1 min 20 du début environ). Ni ne fait les courses avec son permis qu’il a obtenu haut la main. (Ni ne rentre bourré et ne gerbe partout, remarque…)

Sauf que dans la série, personne ne crie : «Tataaaaa ! Elle sent pas bon ma culotte alors j’ai dormi toute nue ! Aaaaaaaaaahhhhh! Sens, tata, ça pue!». Non, bien vrai.

Dans la série aussi on ne joue pas à Kikisendormiraleplustarddumonde ni à Kikivareveillerlesautresenpremier.

Non, va bientôt à l’université quand on a fait sa petite cérémonie avec uniforme ridicule, et on sort avec des garçons. Enfin, on «fréquente» comme disent les anciennes.

Dans 7 à la maison, tout le monde est bien éduqué, personne ne pose ses coudes sur la table, ni ne coupe la parole. Personne ne suce de feutres non plus.

Dans sept à la maison, tous les projets de sortie ne sont pas étouffés dans l’oeuf à peine imaginés : la piscine? Non, aucun ne sait vraiment nager.

Le parc ? Non, il est déjà 17h. 

Le vélo? Non, on va nous demander un autographe tellement qu’on est nombreux.

Bon, ben on va chercher du pain? Ouais, à pieds ça nous prendra bien une heure, ça meublera avant la douche.

Chez nous, depuis hier, c’est comme dans Sept à la maison. Presque.

Ils sont contents, hein?

Ils sont contents, hein?

La couche est pleine

Pour mes filles ainées, je m’étais mis un point d’honneur à ce qu’elles soient propres assez vite, de jour comme de nuit.

Pour le dernier (certains diront que privilège de dernier oblige, d’autres qu’on néglige le 3ème), j’avoue que je m’en contrefous. Aucune pression de notre part.

Il a un jour de décembre lointain décidé qu’il ne porterait plus de couches la journée, ce qu’il a donc fait. « Faisons confiance à l’enfant, il se connait mieux que personne ». Mon cul, il a pissé partout pendant deux mois, et il a fini par rentrer dans le rang, comme tout le monde.

J’aurais évidemment pu me la péter et dire à tout va : « Mon fils est propre à 22 mois et 3 jours. Cet enfant est fooormidââââble (et sa mère une connasse prétentieuse). Mais non, on n’est pas propre quand on pisse partout, un point c’est tout, point trop n’en faut.

Il a remis ça la nuit.

Il y a quelques mois, il nous a demandé de retirer la couche. Et comme on tient à notre sommeil plus qu’à la fierté urinaire de notre enfant, on a dit non, tu n’es pas prêt. (Bouhouhouh). Les couches pesaient 3,5t…
Il a laissé tomber et il nous a ressorti le dossier il y a trois jours : « Je veux plus de couches la nuit.  »
Hum. Bon, à 4 ans passés, ce serait bien, en effet. Avec D.oud.ou (prononcez Déoudéou pour mesurer la ridiculité de ce surnom), on a décidé de s’asseoir sur quelques heures de sommeil. Pour l’aider à grandir, pour qu’il soit fier de lui.

On a tenu deux nuits. Presque trois. Trois nuits de draps inondés, de machines qui tournent, d’appels qui te réveillent d’un coup alors que tu étais à des années lumière du Lac Pipicaca. Trois nuits de merde.

La troisième s’est finie en gueulante, à coups de « TAIN, SÉRIEUX, JOJO !!Franchement, t’es pas prêt du tout, on remet une couche, hein, et puis si tu veux te lever faire pipi, tu as le droit d’y aller tout seul ».

Résigné, il a dit oui.

A cause de nous, il deviendra peut-être un Tanguy de la couche.

L’heure du bilan.

Voilà, les vacances de l’amour et de la fusion sont finies. Je n’ai pas réussi à venir écrire ici tous les jours, comme je l’avais promis. Parce que le reste du temps, j’ai quand même bossé :
– J’ai poussé 243 gueulantes;
– J’ai pisciné les nanfants;
– J’ai Maxaventuré mon petit dernier;
– On a fait 12 fois de la peinture;
– On a bêché, planté, bref, on s’est pris pour Stéphane Marie ( si le sujet t’intéresse, va voir là );
– On a fait 6 fois des gâteaux;
– On a fait des créations en pâte Fimo;
– On a fait des kilomètres de câlins;
– J’ai fabriqué un lit cabane;
– J’ai cuisiné, ménagé, rangé, lessivé, plié et rangé du linge…et puis j’ai recommencé…et encore…et encore (d’ailleurs je pense demander un salaire à mon D.G. pour ces deux semaines);
– On s’est gavés de dessins animés japonais;
– On a réservé une semaine à Paris pour les vacances de Printemps;
– Etc.

Putain, j’ai encore rien foutu pour la rentrée, ça craint.

Ouah, que c'est joli ! Qu'est-ce que c'est? Des tentatives? Ah, c'est sympa aussi, les tentatives en pâte Fimo...

Ouah, que c’est joli ! Qu’est-ce que c’est? Des tentatives? Ah, c’est sympa aussi, les tentatives en pâte Fimo…

Vendredi : Charlotte aux fraises et la flaque de vomi.

L’autre jour, je vous parlais de Princesse Sarah, mignonne petite fille qui me fait toujours pleurer à chaudes larmes. Du bon dessin animé de petite fille, du classique. A l’opposé, on a Charlotte aux Fraises, découverte en nouvelle version durant mes vacances de l’amour et de la fusion. Synopsis :

« Charlotte est une petite moeuf bariolée, qui vit dans un univers aux couleurs plutôt pétillantes, voire franchement flashy. Elle dit « fraisy » à tout bout de champs. Exemple : « J’ai fraisy la dalle » ou encore « Je me fais fraisy chier ». Elle a plein d’amis avec des noms chelous, comme « Fleur d’oranger ». On suppute qu’il se susnomme ainsi parce qu’il est chiant comme la mort, et que lorsqu’il te parle, tu t’endors. Il lui arrive des tas d’aventures fraisy excitantes. Genre « Mon dieu, il parait qu’il y a un rôdeur rôdé qui se promène dans mon fraisy village, partons à sa fraisy rencontre. »

Un univers très sucré, plein de couleurs bonbecs et de gens mielleux en veux-tu en voilà. On a tous failli vomir. Beurp.

Jeudi : Princesse Sarah, outil éducatif.

J’ai pas écrit les wings (ailes de poulet épicées), mais les WinX (petites poufettes volantes multicolores et bruyantes).

En toute objectivité (Princesse Sarah était mon dessin animé préféré quand j’étais petite), j’ai emprunté la saison 1 de Princesse Sarah  à la médiathèque de ma ville (ah, les médiathèques, un paradis pour les parents), pensant laver un peu le cerveau de mes nanfants des éclairs multicolores provoqués par les WinX et autres Gulliseries, pour leur semer un peu de bons sentiments à l’intérieur d’eux-mêmes. Et pour changer un peu des Miyazaki.

Donc on s’est installés tous les quatre devant Princesse Sarah.

Je conseille donc ce dessin animé pour parfaire l’éducation de nos enfants, car :

– On y cause vraiment bien, PS apprend à ton nanfant des tournures de phrases inconnues, et ponctue ses phrases de « Oh ! » et de « Oui, Madame la directrice ».
– PS est d’une gentillesse inépuisable. Elle apprend à ton nanfant ce que l’éducation religieuse ne lui donne peut-être plus aujourd’hui : « Vous avez raison de me punir de manger et de boire, je suis une vilaine petite fille qui mérite de vivre dans un grenier pourri avec les rats », ou encore : « Du moment que j’ai ma poupée Emily, je peux vivre nue, sale, et ne manger que du pain dur et boire de l’eau croupie. » Elle sait tendre l’autre joue quand on lui met un coup de savate.
– Enfin, PS te prépare à la vie. La première rencontre avec une méchante pétasse comme Lavigna est un bon outil préparatoire au collège.

Franchement, après ça, tu peux te passer de payer des consultations chez le psy.

Mardi : création d’un jeu.

Mardi, entre la peinture et la pâte à modeler, j’ai inventé un jeu. Cela s’appelle le « Memory des chaussettes » (ou socks’ memory, pour faire genre « on fait un socks? »).

Etale toutes tes chaussettes célibataires (ou celib'socks) sur une table.

1. Etale toutes tes chaussettes célibataires (ou celib’socks) sur une table.

2. Reconstitue les couples de chaussettes identiques.

2. Reconstitue les couples de chaussettes identiques.

3. Bravo ! Tu as gagné un point ! Recommence avec les autres.

3. Bravo ! Tu as gagné un point ! Recommence avec les autres.

Le joueur gagnant est celui qui a reconstitué le plus de paires possibles. S’il reste des celib’socks à la fin du jeu, conserve-les bien précieusement pour la prochaine cession qui se déroulera durant les vacances de Printemps !