Quelques grammes de culture

Suite à la ponte de mon dernier billet sur ma couleur de cheveux qui vous a diablement émoustillés, je souhaite relever le niveau intellectuel de ce blog en y apportant de temps en temps quelques grammes de culture, avant d’être proclamée blogueuse chiffons ou blogueuse koifur-estétchik (réponse préférée de quelques élèves à qui tu demandes ce qu’ils envisagent comme orientation après la 3ème). D’ailleurs, c’est drôle l’effet de ce billet sur les gens qui me connaissent en vrai et qui ne m’avaient pas vue depuis (« Ah, ben oui, EN EFFET, HEIN, HAHAHA tu m’as fait rigoler sur ton blog ! (oubliant d’ailleurs que je suis une taupe infiltrée dans la vraie vie, avec un pseudo et la majeure partie des gens qui m’entourent qui ne connaissent pas l’existence du blog) » ou encore « AH BEN C’EST SÛR QUE C’EST BAS BLOND VÉNITIEN HEIN ». Pire : ceux qui ne disent rien et semblent gênés en jetant de petits regards inquiets sur le haut de mon crâne).

Bref, relevons le niveau, nous courons à la catastrophe.

Cette année scolaire, en plus d’être marquée par le renouveau professionnel qui me permet de vivre une nouvelle naissance spirituelle parmi les Troubles des Fonctions Cognitives, est également placée sous le signe des concerts et spectacles en tous genres. Et quand je dis en tous genres, je déconne pas. En septembre, j’ai réservé des places pour plusieurs concerts et pour plusieurs spectacles « famille » (oui, en septembre je suis pétée de thunes, c’est comme ça), et je ne te parlerai ici que de la première partie, on n’est pas des blogueurs famille ici, merde.

Quatre concerts : Oxmo Puccino, Vianey, The Do (o barré mais j’ai pas trouvé la touche, sa race), et Charlie Winston.

Je commencerais donc par Oxmo Puccino, surnommé Ox’ (on s’en branle mais ça me fait zizir), qui fût la meilleure surprise de l’année pour moi.

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Je connais ce chanteur depuis looooongtemps, c’est à dire depuis l’époque où je remuais mon boule en boîte sans avoir des courbatures et des cernes-chaussettes pendant une semaine (RIP 1998-2004), et j’avoue que je n’aimais pas trop Ox’. J’ai pris des places car il était écrit sur le programme (oui, le programme, fuck you) « concert acoustique » et je me suis donc dit que « rap » + « concert acoustique » + « salle intime de Lyon » = forcément un truc qui claque. Et en effet, des textes, une prestance, du charme, du rythme, de la poésie. Voilà ce que nous avons trouvé ce soir-là. J’y suis allées alors que je n’écoutais pas les albums, maintenant j’écoute les albums et j’y retournerai. C’EST UN OUI.

Ensuite, dans l’ordre chronologique, je suis allée voir Vianey. Je ne sais pas pourquoi mais pour moi, Vianey, c’était bof, un truc bien connu, un air qui te trotte et puis voilà, pas de quoi casser deux pattes arrières à mémé. Et puis, Octobre approchant, l’anniversaire de ma soeur approchant, donc, elle me sort un jour, après trois pisse-mémé : « Rhoo là là là là, en ce moment j’écoute Vianey en boucle, j’a-dore, je connais tout par coeur ».

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Si jamais tu connais pas Vianey (et que tu vis dans ton propre cul), c’est lui.

Ce soir-là, comme par hasard, j’ai ouvert mon programme (fuck you again), et j’ai vu que Vianey passait dans ma salle préférée deux semaines plus tard. BANCO.

Me voilà donc assise au millième rang (au début on était assises par terre, pas loin de la scène mais on avait mal au cul et on voyait rien, mais ma soeur, titulaire d’un BTS Mytho (mention excellent) a réussi à négocier l’affaire avec les vigiles). Alors Vianey, c’est pas mal si t’as envie de chanter, c’est de la chanson populaire mignonne (même s’il utilise « piquette séchée » dans ses textes, ce n’est pas non plus Renaud), qui rassemble les jeunes et les vieilles et nous offre un chamarré de couleurs capillaires ô combien chatoyantes dans ses salles de pestak.

J’ai donc passé une heure et demie à côté de ma soeur, transformée pour l’occasion en véritable groupie du pianiste :

« Rho, là, là, comme il est drôle! »
« Les poussins? C’est trop mignon, ils nous a appelés « Les poussins », il est vachement proche de son public »
« Qu’est-ce qu’il bouge bien… »

Tout ça ponctué de paroles qu’elle connaissait PAR COEUR. Toutes les chansons. La vérité ça m’a foutu un coup au coeur.
À la fin j’ai compris ce qui me gênait chez Vianey. J’ai compris quand il s’est mis à chanter ça :

Mais sinon, le jeu scénique est très bien, il occupe l’espace, le rendu est entraînant (blogueuse concerts, faut bien dire autre chose que des conneries). C’EST UN POURQUOI PAS.

Début décembre, je suis allée voir THE DO (o barré, souviens-toi), avec des copines. LE concert sur lequel je misais. Le groupe que j’ai réussi à écouter en boucle et en boucle dans ma bagnole sans m’en lasser, le groupe dont chaque enfant de ma famille possède une copie CD (pour pouvoir les rayer à loisir sans niquer le mien), mon coup de coeur 2016.

D’abord, on était beaucoup. Ensuite on était debout, tous debout. Et enfin, on était devant. Mais pas devant devant, pas très loin de devant. Avec, devant mon deux options : le grand frisé (je te hais, le grand frisé des concerts) ou le couple qui se galochait à bouche-que-veux-tu-je-veux-bien-ta-bave-sors-donc-ta-langue-que-tout-le-monde-la-voie-bien.

Bref, le concert qui te donne un arrière goût de sapin dans la gorge, le concert de mes 80 ans. Le concert de jeunes ou en tout cas de pas jeunes qui n’ont pas besoin d’être assis ni besoin de bouboules dans les oreilles (c’était fort, très fort).

Mais sinon, c’était super. Oui, à part la claustrophobie, le fait que je ne voyais pas la scène (chou frisé devant, galochage hyper salivique sur les côtés, remember), le fait que le son me vibrait dans l’estomac tellement c’était fort, oui, à part ça, c’était bien. Du rock, un côté Bjorg-japonais sympathique, un jeu de lumières inter galactique. C’EST UN OUI si tu es grand frisé et que tu as 25 ans (ou moins). Tiens, chouf :

Enfin, la semaine dernière, ma copine qu’on appellera Kristina parce que Carole c’est pas très exotique, m’a invitée au concert de Charlie Winston.
Tu dois d’abord savoir, avant de lire la suite, que Charlie et moi avons un passé commun : nous nous étions déjà vus à Vienne (tu sais, le festival de jazz qui fait mal au cul) il y a peut-être 5 ans, avec les copines avec qui je suis allée voir The DO (et qui elles, n’ont pas vieilli, du moins ont souffert en silence), et c’était vachement chouette.
Alors quand elle m’a proposé, et qu’en plus je ne l’avais pas vue (Kristina-Carole) depuis un moment, je me suis dit « Chouette ! Jacasseries + le petit cul remuant de CW = bonne soirée assurée ».

Et bien oui, sache que c’était super, que ce mec a une présence scénique de guedin (oui, je suis vieille, non les jeunes ne disent plus « guedin »), il a même passé un moment debout sur la chaise du mec qui fait le son et la lumière, en plein milieu de la foule, après avoir traversé celle-ci en dansant. Il a repris « Under pressure » de Freddy Mercury, et c’était très bien, il remue bien son bavoule, il joue de la gratte, il tente de parler français et c’est drôle, et tout ça mérite UN GRAND OUI. Chouf :

T’as remarqué le regard de la groupie du pianiste à la 40ème seconde ? On croirait ma soeur.

Bref, on laissera de côté le groupe de la 1ère partie qui nous a bien fait rire (et je crois que c’était pas leur but), que j’ai dû m’asseoir 10 fois parce que j’en pouvais plus et que j’ai perdu ma CB et que j’ai du faire opposition en rentrant (et là, je n’ai toujours pas de CB, imagine l’angoisse : obligée de faire des CHÈQUES. So 80’s.).

Voilà pour ma revue hautement culturelle. Pour les pestak famille, une autre fois, peut-être.

Si tu veux la prochaine fois j’irai voir Louane, sois pas triste.

Les photos et les vidéos ne sont pas de moi, désolée, mes photos de concert sont systématiquement pourries (si tu es une grande marque de téléphone qui fait des bonnes photos concert, je veux bien faire un écart dans ma ligne éditoriale pour toi. Sinon, dégage.)

Allez salut.

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