La ligne d’arrivée

Voilà, c’est fini. Une année ou presque de formation, d’allers-retours entre la théorie et la pratique. Parfois sans lien apparent, mais que voulez-vous, dans l’EN, on a l’habitude.
Une année de formation, donc. Des rencontres sympathiques, et bien plus parfois. Des coups de gueule aussi. Des fous rires. Des « on se revoit quand ? ». Des gorges qui se serrent parce qu’on sait peut-être, au fond, que la vie va reprendre le dessus, et que peut-être, sortis de la bulle théorique, on ne se reverra plus.
Une année à prendre des notes, sur un clavier, cette fois. Il faut bien vivre avec son temps ma bonne Yvonne. Une année à courir, à jongler boulot-formation-maison-enfants-maladies-gestionquotidienne-vie sociale. Ah non. Pas vie sociale. pas le temps.

Une année pour écrire un mémoire, préparer un examen, préparer une classe que je ne connaissais pas. Et travailler en même temps dans cette classe, que maintenant je connais.
Une année de rencontres nouvelles, avec des grands, et des très grands.
Une année difficile.
Une année pendant laquelle j’ai compté sur toi, beaucoup, souvent. Sans toi, elle aurait été impossible.
Une année où d’autres ont gardé la main sur mon épaule, de loin, parfois, mais quand même. Pour dire « je suis là », c’est dur, mais « je suis là ».
Une année où d’autres encore ont ôté leur main de mon épaule. Pas assez disponible, trop préoccupée peut-être. Pas assez fun.
Une année où les cartes sont redistribuées.

Une année qu’il va falloir finir, car le plus dur est devant moi : examen, fin d’année scolaire (et adolescents), nouveau poste à la rentrée, ou toujours là ?

Je la vois, la ligne d’arrivée, elle est là, elle me tend les bras. Allez, encore quelques kilomètres.

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