Le coup de la panne

J’étais en manque d’inspiration. Plus les jours passaient, plus je barrais mentalement les sujets qui abondaient à mon esprit : soit j’avais déjà écrit dessus, soit ledit sujet m’énervait trop et je risquais de partir en yecou dès les premières lignes, soit le sujet me semblait nullissime.

Je me disais que j’écrirais pendant les vacances, tu sais, les vacances, ce temps hors du temps, ce temps où tu prends le temps, ce temps si précieux. Mon cul vieille morue. Depuis le début des vacances, je me suis transformée en animatrice de quartier, cuisinière et femme de ménage à mes heures perdues (et lingère aussi, mais ça c’est la nuit).

Bref, je suis seule avec mes gosses.

J’aurais pu m’inspirer d’eux pour écrire. Parce que chacun est un vrai billet sur pattes.

Entre l’une qui passe son temps à crier d’un coup, au milieu de n’importe quelle action : « REGARDE, JE SAIS FAIRE LA SOUPLESSE ARRIÈRE » et qui se mange le carrelage juste après (ou aussi qui s’amuse à parler avec la bouche pleine de glaires après avoir toussé), sa soeur qui passe le plus clair de son temps en robe de princesse à préparer sa crise d’ado de façon maléfique et le dernier qui se prend pour Jamie (de Fred et Jamie) et qui te raconte la vie des volcans, de l’intérieur du cerveau (qu’est ce qui se passe dans le cerveau quand on fait caca?) et de la vie des mammifères marins, autant dire que les sujets ne manquent pas.

Mais la vérité, c’est tellement banal que je préfère me garder mes anecdotes de maman poule pour moi seule.

Nous sommes partis 4 jours dans le Vaucluse (va voir les beeeeeeelllllllles photos sur mon compte Instagram, en bas, à droite, tu peux même t’abonner c’est très malin). Et je me suis dit que je trouverais l’inspiration dans ces décors superbes et paisibles.

Au bout de deux jours, un sujet m’est venu. En observant mes enfants d’abord et puis aussi à la suite de plusieurs conversations avec des copines, ou des posts sur Facebook (tiens, d’ailleurs, tu peux aussi suivre La Chronique Qui Pique sur Facebook, tu savais?), je tenais un sujet sur les enfants différents. J’allais donc vous pondre un sujet bien polémique, bien comme je les aime au sujet des enfants haut potentiels, des enfants TDA-H, des enfants DYS, des enfants en retard et compagnie (et aussi un peu de leurs parents)… QUAND SOUDAIN, UNE AVENTURE S’EST PRÉSENTÉE.

Par un bel après-midi ensoleillé, nous voilà partis dans le break de mon oncle, à 7 : ma tante (une force de la nature âgée d’environ 94 ans et demi, mon oncle, la personne la plus gentille de l’univers et de la galaxie, âgé d’environ 85 ans, oui ma tante est une cougar, mon mari (qui a mal à la gorge, je crois que je vais écrire un rap à ce sujet, ça m’inspire), mes enfants (voir plus haut), et moi (tu peux aussi t’abonner à ce blog regarde à droite, ça pourrait me remonter le moral, tu sais). Nous partons donc à la découverte d’une petite partie du Vaucluse, parce qu’au bout d’environ 15 km de voiture, je commence à avoir clairement la gerbe. Oui, je suis dotée d’une oreille interne particulièrement pourrie, que j’ai généreusement offert à ma descendance.

Nous traversons l’Isle-sur-Sorgue, nous montons jusqu’à Gordes, superbe, belles photos, beaux paysages, c’est joli, attends je vais m’acheter du coca ça apaise un peu la gerbe. Ma tante me propose de monter devant, elle insiste. Je crois qu’elle a peur pour son brushing. J’accepte, même si elle a environ 94 ans et demi.

Nous décidons de passer par l’abbaye de Sénanque (ouh les jolis jolis tout petits virages). Mais je suis devant avec du coca et je reprends tranquillement mes esprits. Et tout à coup, en pleine montée, un truc lâche. Et quand je te parle d’un truc, aucun rapport avec un cassoulet et une mauvaise interprétation intestinale, non. Je parle d’un truc de voiture. Qui fait que la voiture, la putain de voiture, elle avance plus. En plein milieu d’un trou du fion du Vaucluse.

Nous voilà sortis, tous les 7, avec 3 mioches surexcités à l’idée d’être en panne. Ils s’imaginaient déjà dans la dépanneuse, sans réhausseur et sans ceinture (c’est ça leur idée de l’aventure la plus risquée du monde, ils ne connaissent pas Koh Lanta).

Bon, à ce stade du récit (ah oui y’a aussi le compte Twitter), je vais faire quelques raccourcis parce que ce billet commence à être honteusement long. Donc :

  • Sur 3 portables, 2 n’avaient aucun réseau (évidemment, celui de mon oncle le plus gentil de l’univers, âgé d’un certain âge qui n’est pas un smartphone mais qui est chez Jaune est le seul qui passe. Mon mari et moi avons des smartfounes et sommes chez Libre, et ça ne passait pas);
  • Plein de voitures sont passées et ne se sont pas arrêtées (putes);
  • Les gosses étaient ravis, ils trouvaient plein de cailloux super jolis, avec lesquels ils ont pu, à tour de rôle, se couper;
  • Il était 17h.

Me voici donc, quelques temps plus tard, dans une voiture immatriculée en Belgique, conduite par un Bruxellois taiseux qui ne rétrograde jamais avant les virages, en pleine nuit (il était maintenant 19h) avec une de mes filles à l’arrière. Sur la route, devant nous, une voiture blanche roule et emporte mes deux autres enfants (qui me regardent comme des chiots qui vont à la fourrière) et ma tante. L’homme qui les conduit est un ami de ma tante et mon oncle, celui que me conduit est un voisin de l’ami.

Là, tu penses à The Walking Dead mélangé à Blair Witch et à Chucky (et aussi à Shining, tant qu’à faire je mets tout ce qui me fout le flippe) et aussi ce film là sur un enlèvement d’enfant avec des gros plans sur les parents et leurs yeux qui s’emplissent de larmes. Et aussi à ton mec et à ton oncle qui attendent une dépanneuse dans la nuit et dans le fion du monde et qui risquent quand même de se faire bouffer par un loup, un ours ou un iench affamé.

Et soudain, le gars qui conduit me dit : « Mais vous êtes qui en fait? ». Je pourrais user d’une pointe d’humour, prendre ma grosse voix et souffler : « JE SUIS TON PÈÈÈÈÈÈÈRE », mais je déteste Star Wars. Une fois que je me suis située sur l’arbre généalogique familial, il regarde ma fille dans le rétro et me demande si elle n’ a pas le mal au coeur, au moins.

L’histoire pourrait s’arrêter là, nous aurions pu rentrer tranquilles, parcourir les 30 bornes qui nous séparaient de la maison familiale, douceur, chaleur et compagnie. Mais, n’oublie pas que je suis un boulet, et que le boulet attire la poisse. Alors, évidemment, le voisin belge ne pouvait pas nous ramener chez nous, j’ai du laisser ma jolie tante seule avec mes trois gosses chez des gens que je ne connaissais pas pour partir avec le copain chercher le camion familial (re The Walking Dead+ Blair Witch + Chucky + Shining). Que j’ai donc conduit de nuit sur des micro-routes vauclusiennes pleines de sangliers et de lièvres prêts à te jaillir dessus à la moindre incartade.

Et c’est seulement une fois que j’ai récupéré le camion, que je suis retournée chercher la marmaille qui râlait parce que la dame venait tout juste de sortir les Legos, que j’ai fait le tour du pays pour récupérer les hommes que le dépanneur avait déposé dans le nombril du fion d’une zone industrielle du bled où nous étions, c’est seulement là (enfin après avoir envisagé ce que nous boufferions le soir), alors que je conduisais d’une main de maître le Multivan familial en me grattant les noix et en jettant des regards couveurs à mes enfants et à mes vieux compagnons de galère, que j’ai soupiré, et que je me suis dit que quand même, vous raconter tout ça serait bien plus intéressant que de vous foutre la rate au court-bouillon avec des histoires de gosses qui sont tous chelous.

Allez, salut.

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Au camping avec ta grand-mère (la prof)

Cela fait quelques années que nous partons en camping pour les vacances d’été. Et pas n’importe quel camping : les campings GCU.
Les campings où tu nettoies les chiottes.
Je vais t’expliquer tout ça. On n’en arrive pas là d’un coup, ça se fait par étapes.

Au commencement de la génèse du début se situe l’envie de partir en vacances avec trois enfants en bas âge, sans avoir les moyens d’une location pour 6. À la recherche du bon plan que toi seule connait, évidemment. C’est comme ça que de fil en aiguille tu te retrouves à taper « camping de prof » sur Gougle, parce que tu te souviens que tu t’es grave foutue de la gueule de ta copine instit’ quand elle est rentrée de vacances et qu’elle t’a raconté qu’elle payait moins cher son camping (de prof, donc) en échange de menus services.

Dont celui de nettoyer les chiottes.

Et là, tu te revois, en poufiasse professionnelle, prendre un air hy-per dégoûtée et lâcher un :

 « Ah mais moi, never je nettoie les chiottes des autres ! »

Mais quand même, quand j’ai vu le prix d’un mobilhome par rapport au prix habituel, j’ai regardé de plus près les conditions. Et vu que pour les gens qui sont en mobilhome (qui n’utilisent donc pas les chiottes) sont des bourges (rigole mais c’est comme ça qu’ils sont perçus, t’as qu’à voir le degré d’open mind), ils ne font qu’un petit service d’accueil. Genre accueillir les gens, leur dire de remplir la fiche, bref, se prendre pour un chef pendant deux heures. J’ai signé direct. D’autant qu’en réalité, que les mauvaises langues se ravisent : ce ne sont plus des campings réservés aux profs mais ouverts à tous.

On a passé un super premier séjour, dans un camping très calme et en pleine nature, sur la plage. Et ça, si tu es parent ou que tes souvenirs d’enfance sont limpides, tu noteras que c’est LE bon plan. Parce que perso, le seul fait de préparer son monde pour la plage, puis essuyer 35 chougnes, se taper un quart d’heure de bagnole en pleine canicule, marcher un autre quart d’heure chargé-e comme une mule sous la même canicule, peut me dégoûter à vie des vacances.

Et comme notre séjour fût fort agréable, on a voulu recommencer l’année d’après. Après quelques calculs, on a opté pour la version en-dessous du mobilhome : le bungalow-toile. Bien moins cher, plus spacieux, presque aussi confortable. Mais sans les chiottes, donc retour à la case départ.

Là, j’ai cessé de dire « never », j’ai opté pour « maybe ». Ensuite j’ai envoyé le meilleur mari du monde s’occuper du « service » ( = nettoyer le caca des gens).

Cette année nous avons sauté le grand pas et sommes devenus les heureux propriétaires d’un Van. Mais, là n’est pas la question, parce que la question c’est pas moi, la question de ce billet, c’est les gens du dedans du camping. Eux sont drôles, moi non.

Alors déjà, quand tu arrives, tu remarques le nombre incalculable de grands-parents qui gardent leurs petits enfants et les emmènent donc en vacances. Deux ou trois petits enfants, hein, pas un seul, sinon c’est pas du jeu. Et là, ça fout la chiale à chaque fois. Ça nous rappelle à notre condition non-grandparentale, et que c’est dommage et compagnie. En plus, ce sont souvent des profs retraités, pleins de patience et de pédagogie, qui vont partager avec eux la pêche à la crevette ou à la palourde (ou aux couteaux, j’en connais !) , les parties de belote endiablées, et les engueuler en levant l’index. Très important l’index, levé bien droit (des fois un peu crochu quand même) vers le ciel. Avec les sourcils froncés et la bouche en fion galinacéen.

Puis, tu te retrouves vite confronté au fameux problème transiso-intestinalo-honteux. L’envie de chier, quoi. Je ne parlerai pas de la mienne, non, moi je ne fais pas caca. Enfin si, que des pépites d’or quand je veux remercier quelqu’un. Non, je veux parler du jeu qui s’installe au fil des semaines, des années, je veux parler de « Dis moi comment tu chies et je te dirais qui tu es ». Et au simple bruit, tu t’amuses à dresser le portrait de l’auteur de cette production sonore. Le mieux serait ensuite d’être suffisamment couillu(e) pour l’attendre et comparer avec la réalité.

Un autre truc frappant, c’est la gentillesse des ados de ces campings. Les filles passent en ricanant et en chuchotant devant toi. Toi, pour qui ta propre adolescence te fait froid dans le dos à ton propre dos, tu t’imagines qu’elles sont en train de raconter leur dernier pelotage fantastique sur la plage ou combien de temps elles ont chronométré leur dernière galoche sur la dune. Mais non, elles parlent de comment leur prof d’allemand est trop sympa, quoi, elle a même donné son numéro de portable à ses élèves en fin d’année.
Ici, les ados sont en bandes mais jouent au ping-pong, au volley ou font du vélo, sont très sympas avec les petits, et plus que serviables avec les vieux. Ah, et aussi, ils SOURIENT.
Des faux ados en somme.

Un dernier truc qui m’a surprise la première fois : les gens passent leur vie sur leur vélo. Un genre d’Amsterdam en tongs et en maillot. Au début, je trouvais ça ridicule, le côté « je vais me laver les dents en vélo », « je vais faire chichi en vélo » (on dit chichi en portugais, j’ai appris ça il y a une semaine, j’avais besoin de le ressortir), « je vais voir ma copine en vélo », « je vais jeter la poubelle en vélo ».
Autant dire qu’aujourd’hui je chevauche moi-même mon vélo pour aller rassembler la tribu avant de manger. Sans parler du petit rouleau de PQ caché dans mon panier de vélo pour toutes les circonstances.

Ah et aussi, je suis toujours aussi surprise d’entendre les gens lancer le même « Bonjour ! » plein d’entrain (ou de désespoir d’ailleurs) quand ils déboulent au coin vaisselle que celui qu’ils lâchent quand ils débarquent en salle des profs.

Alors tout ça, c’est pour de rire, parce que parfois, c’est risible. Mais je dois t’avouer, lecteur juilletiste que le camping, ou plutôt ces campings-là m’ont réconciliée avec les vacances. Parce qu’à un moment, quand mes enfant étaient âgés entre 1 et 4 ans, j’avoue que les vacances me faisaient l’effet d’une énorme et longue piqûre de taon qu’il fallait en plus préparer comme si on partait en guerre et qu’il fallait ranger ensuite pendant des semaines.

Au camping avec ta grand-mère la prof, les enfants sont libres, ils vont et viennent à leur guise (avec des règles, hein c’est pas non plus la fête du slip), et dons ILS TE LÂCHENT LA TOUFFE. Et moi, ben je peux faire ce que tu es en train de lire, par exemple. Ou les ongles des pieds, ou encore fignoler mon maillot. Bref, un tant soit peu de liberté dans ce monde de brutes.

La majorité des adultes se connaissent depuis fort longtemps, ils viennent parfois depuis qu’ils sont enfants eux-mêmes. Ici, pas de méga piscine ni de méga soirée, pas de bracelets ni de conso à gogo. Beaucoup de vieux, des habitués, mais aussi des jeunes qui ont traîné leurs couches ici quand ils étaient marmots, et qui font traîner les couches (lavables, évidemment) de leurs propres marmots aujourd’hui. On retrouve dans ces campings tous les ingrédients de la vie des profs, finalement : des gosses partout, des soirées picole, des tournois et des jeux (oui cette année, la tendance chez les profs bourrés, c’est le Molkky), des soirées picole, encore des soirées picole, et…des réunions. Parce qu’une fois par semaine a lieu « l’assemblée de camps », savant mélange de conseil des maîtres et d’assemblée générale de copropriété, assemblée forcément nécessaire dans des campings autogérés.

Bref, ici règne un air de liberté et une ambiance bon enfant.

Bon nous, on parle à personne, hein. Faut pas déconner, on voudrait quand même pas être obligés de revenir l’année prochaine parce qu’on se serait fait des potes.

PS : En cadeau de ce billet, un conseil mode :
En bonne citadine qui te respecte, même au camping, essaie de garder la classe en toute circonstance. Tantôt mystérieuse sous ton chapeau de paille à larges bords et derrière tes lunettes fumées, tantôt joueuse avec ton petit panier secret, tantôt sportive avec tes méduses de star. Séduction assurée.
Crédit photo : Magueule

Méduses de mannequin

Méduses de mannequin

Mais qu'est-ce qui se cache dans mon petit panier secret?

Mais qu’est-ce qui se cache dans mon petit panier secret?

 

Tuto qui pique : la glue galactique intersidérale

Aujourd’hui, je pense à tous les glandeurs qui sont en vacances. Et aussi parce que j’ai un peu pitié de ceux qui pendant les « vacances » gardent leurs mouflets, je vous colle donc une petite activité-pète-sa-mère de derrière les fagots, avec tuto.

Y’a du service ou y’en a pas, hein ?

Donc, tuto disais-je, que si jamais tu le suis à la LETTRE, toi aussi tu t’éclateras et tu fabriqueras une glue fantastique et collante, qui ressemblera à ça :

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Quoi, ça te fait pas rêver une glue intergalactique so fun ?

ÉTAPE 1
Fais-toi chier à trouver des ingrédients chelous comme de la colle d’école blanche (missionne ton mouflet, y’en a des pleins placards chez la maîtresse), de l’amidon liquide Sta-Flo, des colorants alimentaires et des paillettes. Et surtout : plein de Sopalin (appelé également Soupala).
Et prends-toi-y à l’avance, hein, prévois un bon mois (oui, finalement pour les vacances de février, c’est mort).

ÉTAPE 2
Mets la colle dans un bol. Et aussi un peu autour, histoire que ça colle bien sur ta jolie table de cuisine en bois que tu as chiné la peau du sboub l’été dernier.
Ah, et essuie avec du Soupala.
Enjoy le joli collage.

ÉTAPE 3
Mets du colorant et des paillettes, et mélange. Tu vas voir : les paillettes vont vite se mélanger et tu ne les verras plus. C’est magique. Alors tu pourras en remettre des caisses, mais le mélange ne sera JAMAIS pailleté.

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Tu les vois les paillettes là?

Nan mais c’est bon, lâche l’affaire, on t’a dit que ça marchait pas.

ÉTAPE 4
À ce stade, tu peux essayer de faire des spirales de couleur dans un saladier. Les couleurs se mélangent ? Parfait, c’est raté.

Chambourcy, oh oui.

Chambourcy, oh oui.

ÉTAPE 5
Ajoute ensuite l’amidon liquide. SI tu as gardé tes couleurs séparées, renverse tout l’amidon d’un coup et mélange un peu.
C’est très liquide et ça ne glue pas ? Parfait, c’est raté.
Pour les autres bols, essaie d’incorporer petit à petit. Tu mets une micro cuillère de truc, et puis tu mélanges environ 30 minutes.
Recommence 12 fois, ça commence à s’épaissir. Demande à ton mouflet de remuer un peu lui aussi, là, nanméo.

ÉTAPE 5
Donc là, ça commence toujours à s’épaissir.

ÉTAPE 6
Et là, ça commence toujours à s’épaissir. Bon, essaie avec les mains, oui, comme si tu pétrissais un bon pain frais avant de l’enfourner.
Ça colle grave ? Parfait, c’est raté.
Tu peux continuer à pouchtrougner avec ton mouflet, il adore ce liquide frais et coloré.

C'est doux et frais.

C’est doux et frais.

ÉTAPE 7
Ça fait deux heures et demi que ty’y es ? C’est toujours aussi liquide ? Pas de paillettes à l’horizon ? Ni de glue superbement magique ? C’est bon, tu peux tout arrêter, c’est parfait, c’est raté.

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Remarque, perdu pour perdu, tu peux essayer d’en faire un masque.

ÉTAPE 8 (à sauter pour les écolos)
Fous tout ça dans l’évier, un bon coup d’eau chaude et c’est terminé. Bon courage pour le ménage. Et la manucure.

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Une semaine de doigts verts.

De rien, à ton service.

La vraie recette est . Et si j’ai mis en ligne ce TUTOKIPUDUCU, c’est parce que je l’ai ratée, la vraie recette. Putain.